La pose d'une canalisation ou d'un microtunnel peut s'avérer impossible, ou nécessiter une solution alternative, lorsque la combinaison de géométrie, géotechnique, nappe phréatique, espace disponible, interférences et risques liés à la construction dépasse les limites techniques ou économiques de la méthode. L'impossibilité de mise en œuvre ne dépend généralement pas d'un seul facteur, mais de l'interaction entre le tracé, le terrain, le diamètre, la longueur, les puits, l'environnement et les tolérances exigées.
Dans une analyse préliminaire, Eurohinca examine si le problème de croisement peut être résolu par le fonçage de tuyaux, le microtunnelage dans les applications terrestres et souterraines, Direct Pipe ou une autre technologie SANS tranchée. Lorsque les contraintes sont importantes, il peut s'avérer nécessaire de modifier le tracé, d'étendre l'étude géotechnique, de changer le système d'excavation ou de revoir la conception des puits.
Facteurs susceptibles de compromettre la viabilité
Géométrie incompatible du tracé : des longueurs excessives pour le système prévu, des rayons de courbure trop serrés, des pentes incompatibles avec le guidage, des profondeurs extrêmes ou des tolérances d'alignement et de cotes difficiles à garantir avec les informations disponibles.
Caractéristiques géotechniques insuffisantes ou défavorables : absence de sondages, terrains très variables, présence de blocs erratiques, roche très abrasive, sols mixtes, cavités, remblais d'origine humaine, zones fracturées ou changements brusques de matériau. Ces facteurs peuvent avoir une incidence sur la stabilité du front de taille, l’usure des outils, la poussée nécessaire et le rendement d’excavation.
Niveau de la nappe phréatique ou pression d'eau élevée : présence d'eau sous haute pression, sols très perméables ou risque d'infiltration d'eau vers le front de forage ou les puits. Dans ces cas, il peut être nécessaire d'envisager des solutions de blindage fermé, telles que EPB TBM o hydro-shield pour les terrains gorgés d'eau.
Manque d'espace pour les puits et les équipements auxiliaires : absence d'espace suffisant pour réaliser les puits de départ et d'arrivée, installer les châssis de poussée, stocker les tuyaux, positionner les grues, gérer les boues ou garantir des accès sécurisés. Le dimensionnement des puits d'entraînement vertical et microtunnelier C'est l'un des points critiques pour la viabilité.
Interférences avec les infrastructures ou les services existants : à proximité de fondations, de tunnels, de collecteurs, de conduites sensibles, de routes, de voies ferrées, de cours d'eau ou de réseaux en service. Dans les Traversées d'infrastructures, la faisabilité dépend de la profondeur, de l'espacement, des tolérances, de l'auscultation et du niveau de risque acceptable.
Contraintes environnementales, urbaines ou administratives : chantiers dans des zones protégées, des lits de cours d'eau, des zones côtières, des environnements urbains denses, des espaces soumis à des contraintes en matière de bruit, de vibrations, de circulation, d'horaires, d'autorisations ou de servitudes. Ces contraintes ne rendent pas toujours le chantier irréalisable, mais elles peuvent influencer la méthode, le délai et le coût.
Poussées ou efforts incompatibles avec la canalisation : Lorsque la longueur, le frottement sol-conduite, la profondeur ou les conditions du sol génèrent des poussées supérieures aux valeurs admissibles pour la conduite, il peut s'avérer nécessaire de revoir la conception, d'ajouter des stations intermédiaires, de changer le matériau de la conduite ou de modifier la solution de construction.
Risque disproportionné sur le plan de la construction ou sur le plan économique : même si une solution est techniquement possible, elle peut ne pas être recommandée si le niveau d'incertitude, les imprévus, les traitements auxiliaires, les arrêts prévisibles, les autorisations ou le coût total l'emportent sur les avantages par rapport à d'autres alternatives.
Comment rétablir la viabilité ?
Dans de nombreux cas, un forage ou un microtunnel initialement jugé impossible peut devenir réalisable en ajustant le tracé, en modifiant la profondeur, en élargissant la campagne géotechnique, en changeant le type de tunnelier, en repensant la conception des puits, en divisant le passage en tronçons ou en comparant différentes alternatives telles que forage horizontal directionnel o Direct Pipe.
La clé réside dans la réalisation d'une étude technique précoce, avant de finaliser la conception ou de lancer l'appel d'offres pour les travaux, afin d'identifier les contraintes qui affectent la constructibilité et d'éviter des modifications coûteuses lors des phases ultérieures.
Liste de contrôle minimale pour détecter les risques de non-viabilité : plan et profil, diamètre, longueur, profondeur, rayons de courbure, géotechnique, nappe phréatique, réseaux concernés, emplacement des puits, infrastructures traversées, autorisations, contraintes environnementales et tolérances requises.
Demander un étude préliminaire de faisabilité pour la pose de canalisations ou la réalisation d'un microtunnel avant de finaliser le tracé ou de préparer l'appel d'offres.
